Après examen médical, la dame d'un certain âge confirme être atteinte d'une MST, cause de son accès soudain de romantisme échevelé. La faible inhibition de ses propos, prononcés en présence de son fils, ont un effet comique inévitable :

Dame : On appelait ça la maladie de Cupidon.
House : Quand l'avez-vous contractée ?
Dame : 1939. Au soir du bal du lycée. Il avait une Chevrolet.
Fils : Tu disais que Papa était ton premier amour.
Dame : Il l'était. On parle de sexe ici.

L'un des traits majeurs des asexuels est bien la séparation très nette qu'ils font entre le sexe et l'amour. Cette séparation est beaucoup moins prononcée chez les sexuels, car ceux-ci ressentent souvent les deux en même temps. Souvent, mais pas toujours, car les sexuels sont tout à fait capables de ressentir une attirance sexuelle envers une personne sans éprouver le moindre sentiment amoureux à son égard. Quand les deux sont mêlés, le sexe devient un moyen de montrer son amour à l'être aimé.

Rien de tel chez les asexuels, pour qui le simple fait de s'obliger à des relations sexuelles est un sérieux frein aux sentiments amoureux. Un asexuel peut aimer passionnément sans jamais ressentir le besoin de traduire sexuellement cet attachement. Cela ne signifie nullement que son amour est moins grand ou moins intense pour la personne aimée. Or très souvent, la personne sexuelle pense que l'asexuel ne l'aime pas, voyant sexe et amour comme forcément liés. De même qu'un sexuel est capable d'avoir des relations sexuelles sans sentiments amoureux, un asexuel éprouve des sentiments amoureux sans besoin de relations sexuelles. Cette différence – évidente pour les asexuels – entre sexe et amour est hélas source de nombreuses incompréhensions entre sexuels et asexuels.